ATTO, FLORENCE À TABLE


Florence – Une ville que l’on contemple comme une œuvre, avec l’impression que chaque pierre possède une mémoire. Au cœur du Palazzo Portinari Salviati, Atto prend place dans la Cour des Empereurs. Sous les fresques d’Alessandro Allori, le XVIe siècle dialogue avec l’art contemporain.

Rien ne s’oppose. Tout se répond.

Et c’est ici que Vito Mollica imagine une cuisine faite de gestes, de saisons et de souvenirs.

Atto signifie l’acte. L’acte de cuisiner. L’acte de recevoir. L’acte de prendre soin.

La cuisine puise dans les traditions italiennes sans jamais s’y enfermer. Elle suit le rythme de la nature, célèbre les producteurs et laisse les ingrédients parler avec sincérité.

Chaque assiette cherche l’équilibre. Entre la terre et la mer. La mémoire et le présent. La simplicité et la précision.

Le chef Vito Mollica et ses équipes ne transforment pas pour démontrer. Ils composent pour transmettre. Un goût familier peut alors prendre une autre profondeur, tandis qu’une rencontre inattendue devient une évidence.

Ici, la technique sait rester discrète. Elle accompagne l’émotion sans jamais la précéder.

Autour de cette cuisine, le service cultive la même délicatesse. Les gestes sont attentifs, les mots mesurés et les vins prolongent le récit sans interrompre la conversation.

Lorsque le dîner s’achève, les fresques sont toujours là. Immobiles.

Sous leur regard, une autre forme d’art vient pourtant de se jouer. Plus fragile. Plus éphémère.

Car un plat disparaît dès qu’on le goûte. Mais son émotion, elle, peut rester.

On retrouve alors les rues de Florence avec le sentiment que la beauté n’est pas seulement faite pour être admirée. Elle peut aussi être servie. Partagée. Et goûtée.

Par Alex Maujer @carnetdebordel


ATTO