SAN REGIS – Une histoire qui ne cesse de s’écrire


Il n’est pas toujours question de faire des confidences, puisque certains lieux permettent de les déguster dans votre assiette. Et croyez-moi, dans cet écrin de paix, elles ont beaucoup de choses à vous conter…

La table reprise par le chef Erwan Ledru est à l’image de sa cuisine – Généreuse, audacieuse, et pleine de gourmandise. Sans voix sur la maitrise d’un classique de Saint Jacques, bouche bée sur un dessert de betteraves surprenant et réconforté  sur des choux qui murmurent les jolis temps passés de mon enfance.

L’émotion se doit d’être reine dans une expérience, pour que les clients rois puissent séjourner sur un trône de bien-être – et tous les indices du charme de cet hôtel particulier me bercent dans des plaisirs sans nom. Les détails sont jolis et discrets, humbles et mesurés. Le San Regis est un plaisir infini et son arrondissement l’illustre lui-même dans son chiffre : 8. Le triangle d’or abrite un bijoux – qui vous porte pour le coup. 

Un style unique et familiale, qui repose sur un caractère affirmé et une âme précise. Pensez que chacun de ces tableaux, chacune de ces pièces, chacun de ces meubles, ont une histoires à raconter. Et s’ils restent silencieux, vous pouvez méditer sur les temps qu’ils ont vécus, et qui permettent à tous ces détails aujourd’hui, de vous conduire dans une expérience de sérénité pure. Le XIXe siècle semble loin, trop loin, mais ce lieu a la générosité de vous rappeler que les souvenirs comptent et qu’ils peuvent traverser tous les temps.

Le cœur de Paris peut battre encore, très fort, tant qu’il lui reste de quoi raconter d’aussi belles histoires que celles du San Régis, qui est loin d’avoir fini de s’écrire.

Par Alex Maujer @carnetdebordel


HOTEL SAN REGIS