TWG Tea, le goût a aussi son allure
Octobre à Paris possède une énergie particulière. Les silhouettes se croisent, les matières s’observent, les couleurs annoncent déjà une autre saison. Pendant quelques jours, la Fashion Week transforme la ville en un immense jeu de regards où un détail, une coupe ou un mouvement suffisent parfois à raconter toute une histoire.
Et si le goût répondait finalement aux mêmes codes ?
Chez TWG Tea, le thé ne commence pas nécessairement avec la première gorgée. Il commence avec le regard. Des boîtes élancées aux couleurs franches, des dessins presque narratifs, des détails dorés qui accrochent la lumière… alignées, les créations de la Maison pourraient former une étrange garde-robe où chaque thé posséderait sa propre allure.

La Haute Couture Tea Collection pousse aujourd’hui cette correspondance un peu plus loin. Cinq créations emblématiques de TWG Tea y sont réunies, Thé Haute Couture, Golden Earl Grey, Thé 1837 Black, Thé Silver Moon et Thé Eternal Summer. Des thés noirs aux thés verts, jusqu’au thé rouge sans théine, chacun développe son propre registre aromatique.

Il y a le caramel et la rose du Thé Haute Couture, la bergamote et les nuances miellées du Golden Earl Grey, la fraise et la vanille de Silver Moon. Eternal Summer glisse vers la pêche, l’hibiscus, la rose et la groseille. Autant de compositions qui, comme un vêtement, changent de personnalité selon les associations, le moment et celui qui les choisit.

Car mode et dégustation partagent peut-être quelque chose de plus profond que leur recherche esthétique… elles parlent toutes deux aux sens avant de parler à la raison.
Une étoffe se découvre par sa couleur avant que la main n’en comprenne le toucher. Un thé se devine dans ses parfums avant que le palais n’en saisisse les nuances. Dans les deux cas, les premières impressions laissent progressivement place aux détails, une note inattendue, une texture, un contraste, une longueur. Et parfois cette chose plus difficile à expliquer, simplement capable de provoquer une émotion.

TWG Tea cultive depuis sa création cette relation particulière à l’objet. Fondée à Singapour en 2008, la Maison a construit un répertoire de plus de mille récoltes rares, thés de terroir et assemblages exclusifs provenant de 47 régions productrices, tout en accordant à leur présentation une place presque aussi importante qu’à leur composition.
La boîte devient alors davantage qu’un écrin. Elle prolonge la dégustation. On choisit une couleur comme on choisirait une humeur, un parfum selon l’heure de la journée, une composition selon la saison. Et l’objet, une fois posé dans une cuisine ou sur une table, continue de raconter quelque chose bien après que la tasse a été vidée.

Au milieu du rythme presque frénétique des défilés parisiens, il y a d’ailleurs quelque chose d’assez séduisant dans ce rapprochement. La mode célèbre le mouvement ; le thé impose quelques minutes d’immobilité. L’une donne envie de regarder ce qui vient, l’autre de s’arrêter sur ce qui est là.
Deux temporalités opposées, réunies par un même plaisir du détail.
Et peut-être une même définition de l’élégance, celle qui ne se contente pas d’être regardée, mais laisse derrière elle une sensation.
Jessy Cottineau